
"Faire la fête" signifie mener une vie de plaisir, de désordre, chercher des occasions de débauche; le sens de l'expression est donc très péjoratif, celui qui fait la fête est un fêtard, un noceur.
On peut cependant attribuer un sens plus nuancé, plus innocent à
l'expression: on peut faire la fête simplement entre amis sans que cela
nous plonge dans la débauche, on peut aussi se rendre dans des lieux
prévus pour danser, chanter, boire, pour être à la fois acteur et spectateur de la
fête. A Paris, deux de ces lieux ont acquis une dimension
véritable mythique parce qu'à une époque ils connurent un
succès considérable et surtout parce que des artistes les ont
immortalisés par leurs oeuvres. Ces deux lieux sont le Moulin de la
Galette et le Moulin-Rouge, tous deux dans le quartier de Montmartre.
Ces moulins ont servis à broyer le grain et le silex (il y avait sous
la ville des carrières de gypse et de plâtre). Sur ces emplacements,
après l'arrêt de l'activité industrielle, des bals étaient organisés, ils
firent fureur ý la fin du 19ième siècle.
Deux de nos grands peintres des débuts de l'art moderne ont
représenté ces fêtes par des toiles de dimensions comparables.
Renoir avec "le Moulin de la Galette" H:1,31m L:1,75m
Toulouse-lautrec avec "la Danse au Moulin Rouge" H:1,15m L:1,50m
