JEAN RACINE
La gloire
Avec sa tragédie Andromaque en 1667, Racine connaît la gloire. Il est très apprécié de la Cour à qui il renvoie par ses pièces des images de grandeur. Il écrit alors les oeuvres qui le consacrent comme maître de la tragédie classique. Inspirées de l'Histoire (Britannicus en 1669, Bérénice en 1670, Mithridate en 1673), de la mythologie (Iphigénie en 1674, Phèdre en 1677), de l'Orient (Bajazet en 1672). Racine y dit le tragique destin de l'homme soumis à la fatalité des passions et des malédictions divines. Avec Phèdre s'achève cette longue série de succès.
La réconciliation
Racine décide alors d'abandonner le théâtre et se concentre sur
sa tâche d'historiographe du roi. Alors qu'il avait auparavant vécu des
aventures avec des actrices, il se marie et se consacre à ses enfants. Enfin,
il se réconcilie avec Port-Royal. À la demande de Mme de Maintenon, il
écrit deux tragédies d'inspiration biblique pour les jeunes filles de la
maison d'éducation de Saint-Cyr : Esther en 1689 et Athalie en
1691. Cependant ses pièces sont interdites par le parti dévot. Racine
renonce alors au théâtre. Il publie encore des Cantiques spirituels
en 1694 et écrit une Histoire de Port-Royal qui affirme son
attachement au jansénisme. Il meurt le 21 avril 1699.