La chance semble lui sourire lorsqu'il obtient le poste de lecteur de
l'impératrice d'Allemagne, Augusta. Il fait alors éditer à
compte d'auteur Les complaintes (1885), poèmes douloureux qui
expriment, sur le mode de la dérision, la difficulté de vivre. Mais le
spleen ne l'abandonne pas. Malade et déprimé,
il meurt en 1887, après avoir encore publié L'Imitation de
Notre-Dame la Lune. Son dernier recueil, Des fleurs de bonne
volonté, sera publié après sa mort. Hanté par l'image
du pierrot, Laforgue fait de ce personnage fantasque et
léger l'incarnation douloureuse du poète incompris.
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