ALBERT CAMUS
Une jeunesse algéroise
Né à Mondovi, en Algérie,dans un milieu très modeste,
orphelin de père, Albert Camus a passé sa jeunesse à Alger. Une
tuberculose lui ferme les portes de l'enseignement, mais il poursuit ses
études de philosophie, encouragé par son professeur, Jean Grenier. Il
commence alors à écrire, se passionne pour le théâtre. Il
adhère un moment au Parti communiste et entre comme rédacteur au
journal Alger républicain.En 1937, il publie le recueil d'essais
L'Envers et l'Endroit. Suit un recueil de proses lyriques
célébrant avec sensualité la beauté de la terre
algérienne : Noces (1939).
Engagement et existentialisme
Pendant la guerre,Camus se rend en France. Il publie avec un grand succès
L'Étranger (1942). Soutenu par Malraux et Sartre, il entre dans la
Résistance et, à la Libération, prend la direction du journal
Combat. Essais, théâtre, romans se succèdent et imposent un
écrivain majeur : Le Mythe de Sisyphe (1942), Caligula (1945), La Peste (1947), Les
Justes (1951). Mais en 1951, la publication de L'Homme révolté
coupe Camus du groupe existentialiste. Jean-Paul Sartre lui reproche son
"attitude idéaliste, moraliste".
Affecté par la polémique, éprouvé par des drames
personnels et par la crise algérienne, Camus publie en 1956 un roman ironique
et déroutant qui semble témoigner d'une grave crise intérieure,
La Chute. En 1957, il reçoit le prix Nobel de littérature. Sa
mort précoce dans un accident de voiture (1960) et la qualité de son
oeuvre ont contribué à faire de lui une des figures mythiques parmi les
écrivains du XX siècle.
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